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L'INSTITUTION DES CHARTREUX Remerciement à monsieur Crespin pour son aimable autorisation et monsieur Gerente pour sa participation. A la fin du XVIe siècle, la royauté et le clergé partent à la reconquête du catholique avec la création de nouveaux couvents et l’extension de ceux déjà existants. La colline de la Croix-Rousse va alors retrouver sa vocation première, remontant à l’ Antiquité, c'est-à-dire la religion. Dès 1584 les pentes vont ainsi voir s’installer treize communautés religieuses. Les premiers à s’y installer seront les moines chartreux de Grenoble et ce, grâce à leur bonne relation avec l'église de Lyon. En août 1584, lors de la visite du roi, Henri III, deux moines chartreux seront présents pour déposer une requête. Ils demanderont la permission de fonder une maison de leur ordre dans la ville de Lyon, cette maison, qui s’appellera la Chartreuse du Lys St Esprit. |
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Les chartreux vont alors commencer par acquérir le domaine Giroflée sur les bords de Saône puis, petit à petit, ils vont s’étendre en achetant les terrains attenants jusqu’à obtenir une propriété de vingt-quatre hectares. Leur extension n’a, contrairement à ce que l’on pourrait penser, aucun rapport avec leur nombre, ils ne sont en effet que vingt-quatre moines, il faut associer cette volonté d’expansion avec leurs règles de vie, il s’agit d’éliminer tout voisin pouvant se montrer gênant pour leur vie de contemplation. |
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EGLISE ST BRUNO Il faudra attendre six ans après que le roi ait donné son accord pour que la première pierre de l’église ne soit posée. Les travaux vont s’effectuer en deux vagues, la première aura lieu de 1590 à 1690 avec la construction du chœur, du petit cloître, de la sacristie et de quelques cellules, viendra ensuite la deuxième vague au XVIIIe siècle qui verra la fin des travaux de la nef, du transept et des chapelles latérales. Enfin, des rénovations ainsi que des ajouts affectant principalement les chapelles et la façade auront lieu au XIXe siécle. |
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Avant 1870, la façade était très sobre, uniquement composée d’un grand mur plat percé d’une porte et d’une fenêtre. Lorsque l’église devient paroissiale, on fait appel à Ste Marie Perrin qui va établir un nouveau plan pour cette façade. Elle va ainsi être constituée de trois étages progressivement en retrait, ce qui va contribuer à la mise en valeur de la partie centrale. Le premier étage est un porche abritant l’entrée de l’église. Celle-ci est encadrée par des colonnes ioniques ainsi que par des pilastres doriques. Au-dessus de la porte d’entrée, on trouve une citation en latin, de St Matthieu, signifiant : "Venez à moi, vous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous donnerais le repos". |
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Cette citation fait référence à la souscription faite auprès des canuts pour financer les travaux de la façade. Le deuxième étage est un balcon curviligne avec une petite terrasse où est située la fenêtre, seul élément qui fut conservé de la façade initiale. Elle est entourée de quatre colonnes cannelées et est surmontée d’un fronton triangulaire où l’on retrouve une fois de plus le symbole du St Esprit. Enfin au troisième étage est située une niche avec la statue de St Bruno et encadrée des initiales S.B. |
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LA NEF Le décor contraste un peu avec le reste de l’église, on revient dans un décor plus sobre et donc plus en accord avec l’esprit des chartreux. Elle fut terminée au XVIIIe siècle. Son plafond est décoré de voûtes en anse de panier. La transition entre le plafond et les murs se fait par une corniche dentelée qui fait le tour de l'église, elle fut rajoutée dans le chœur au XVIIIe siècle. Sous cette corniche, on trouve une frise avec, dans les métopes, une alternance de rose et de colombe, cette dernière symbolise le St Esprit et par conséquent les chartreux. |
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Le baldaquin de Servandoni |
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De chaque côté de la nef on trouve quatre arcades s’ouvrant sur des chapelles, elles sont séparées les unes des autres par des colonnes doriques. Des rénovations ont été effectuées au XIXe siècle, modifiant, entre autre, l’intérieur des huit chapelles latérales. |
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Les autels ont en effet été réorientés en faisant face aux murs extérieurs. Les fenêtres qui éclairaient chaque chapelle ont été bouchées, on en trouve encore la trace sur les murs extérieurs. |
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