cliquez sur les photos pour les agrandir

THEATRE DES CELESTINS

La place doit son nom aux religieux de l'Ordre des Celestins qui y étaient installés de 1407 à 1778. Avant 1307, la place était située sur le domaine des Templiers, qui  y avaient une commanderie. Après l'éviction des Templiers, les Célestins installent un monastère qui, malgré quelques incendies, subsistera presque 400 ans. Finalement démoli en 1778, il laisse place au lotissement des Célestins et une la salle de spectacle. La place a été réaménagée en 1994-1995 à l'occasion de la création d'un parking souterrain. Sur la place, une sorte de longue vue donne une vision en kaléidoscope du parking.

 

 

 

Le couvent des Célestins de Lyon fut fondé en 1407 sur les bords de la Saône, à la suite de la donation de l'ancienne propriété des Templiers par Amédée VIII, comte puis duc de Savoie. A cet emplacement, les religieux édifièrent un couvent et une église, qu'ils occupèrent jusqu'en 1779.

 

 

 

A cette époque, le pape Pie VI ordonna la suppression du couvent, les religieux refusant d'exécuter un édit de Louis XV daté de 1768 qui ordonnait la conventualité de toutes les communautés religieuses. L'archevêque de Lyon tenta de réunir les biens des Célestins à son clergé, mais après un long procès la propriété fut restituée en 1784 au roi de Sardaigne. La "Société des Célestins", puis "Compagnie des Célestins", créée définitivement en 1789, avait pour "l'établissement d'un jardin au centre des terrains des ci-devant Célestins, la construction de 17 maisons environnant ce jardin, la distribution et réparation du bâtiment claustral qui formerait 7 maisons particulières dans l'une desquelles serait construite une salle de spectacle".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PLACE BELLECOUR

La place Bellecour est la plus grande place de Lyon et la troisième plus grande place de France (après la la place des Quiconces à Bordeaux et la place de la concorde à Paris. elle est plus grande que le Zocalo de Mexico 230x192 et que la Place Rouge de Moscou. C'est également la plus grande place piétonne d'Europe, les places précédemment citées pouvant accueillir des véhicules, au contraire de la Place Bellecour.

 

 

 

A l’époque gallo-romaine, le quartier de Bellecour est une île formée de terres alluviales. Le quartier connait alors une activité romaine, militaire et marchande (on y a retrouvé des Canabae, baraques qui servaient d’entrepôt aux négociants et aux nautes gallo-romains).  A la fin du XIIe, l'achevêque de Lyon possède une vigne appelée bella curtis (beau jardin). Abandonné, l'endroit redevient marécageux.  En 1562, le baron des adrets attaquant Lyon, installe ses hommes d'arme sur "le pré de Belle-court".

 

 

 

En 1604, Henri IV pousse le Conseil de la ville à acquérir le pré afin d'y aménager une place publique. Mais les héritiers de l'archevêque se disputent lors d'un interminable procès. en 1708, c'est finalement Louis XIV qui obtient la possession définitive de la place. En 1715, elle devient place Royale. Nommée "place Louis-le-Grand", elle est ornée d'une statue de bronze représentant le roi et réalisée par Martin Desjardins. Autour de la place sont alors construits des édifices, dont les façades sont dessinées par le premier architecte du roi Robert de Cotte.

 

 

 

 

La Révolution, un autel de la Liberté y est élevé le 14 juillet 1790. La place change alors de nom et devient "place de la Fédération". On y installe une guillotine en 1792. La statue royale est détruite en 1793, et la place devient "place de l’Egalité". Le 21 juin 1800, Bonaparte de passage à Lyon après sa victoire de Marengo, pose la première pierre des nouveaux édifices.

En son centre se trouve une statue équestre de Louis XIV. La statue de Louis XIV est à la base d'une légende urbaine lyonnaise particulièrement tenace. On raconte en effet que son sculpteur, se rendant compte qu'il avait oublié les étriers à la statue, se serait suicidé

En réalité, si Louis XIV n'a pas d'étrier, c'est parce qu'il est représenté à la romaine, c'est-à-dire à cru, sans selle ni étriers.

 

 

Quand à François Frédéric Lemot, il est mort quelques années après avoir achevé la statue (en 1827) de mort "naturelle".

 

 

La place porte alors le nom de "place Bonaparte" et devient logiquement un peu plus tard "place Napoléon". A la Restauration, en 1825, une nouvelle statue de Louis XIV est érigée sur la place. Ce n'est que sous la Troisième république que la place prend son nom actuel : "place Bellecour".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PLACE ANTONIN PONCET

La Place Antonin Poncet est une place de Lyon, voisine de la Place Bellecour. ou se trouve le clocher de l'ancien hopital de la charité construit en 1622, détruit en 1934.

 

 

 

Seul le clocher (construit en 1667) a été conservé. Il s'agissait à l'époque du deuxième plus grand hôpital de Lyon après l'Hotel Dieu. L'origine de l'expression « c'est l'hôpital qui se moque de la charité » pourrait venir de là.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

Il s’agissait en fait plus d’un hospice que d’un hôpital. La place porte le nom du médecin lyonnais Antonin Poncet (1849-1913) (qui n'exerçait pas à l'hôpital de la Charité, mais à  l'Hotel Dieu).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'EGLISE SAINT BONAVENTURE

L'histoire de l'église est intimement liée à celle du couvent dont elle faisait partie, le couvent des Cordeliers. Pour satisfaire les besoins de la communauté des moines fransiscains, dit Cordeliers, installés en ce lieu depuis que le sénéchal de Grolée leur  légua un espace pour  installer leur couvent, la construction d'une église de plus grande dimension est décidée par Jacques de Grolée, petit-fils du sénéchal pour pallier à l'étroitesse de la première église conventuelle ce qu'avait révélé la foule amassée lors des cérémonies ayant succédé à la mort du cardinal Bonaventure dans la nuit du 14 et 15 juillet 1274, à l'âge d'environ 57 ans. La nouvelle église sera orientée vers le sud, ce qui est rare à l'époque où les églises gothiques sont orientés à l'est pour que l'abside reçoive la lumière du lever du soleil.

 

 

 

L'église est construite en à peine deux ans entre 1325 et 1327. Elle accueille la dépouille mortelle de Jacques de Grolée, mort le 4 mai 1327, qui est placé sous le maître autel (avant d'être déplacé quelque part du côté de l'épitre en 1599), elle est consacrée le 18 septembre 1328 par l'archevêque de Lyon, Pierre IV de Savoie, sous le vocable de saint François d'Assise. Contrairement à l'église Saint-Nizier qui accueille le chapitre canonial, l'église des Cordeliers devient le siège des confréries, dont les plus importantes y bâtissent des chapelles, cette drenière est agrandie de 1471 à 1484. C'est alors qu'elle est placée sous le vocable de saint Bonaventure.

 

 

 

Le choeur est restauré en 1607. Elle sert de grenier à grain après la révolution française avant d'être rendue au culte vers 1806 et de recevoir sa façade actuelle grâce à l'impulsion du cardinal Joseph Fesch.Vers 1890, l'église se voit débarrassé des immeubles qui la bordaient sur son flanc est ainsi que de la curie qui permet l'élargissement de la rue Grolée sur son flanc ouest.

 

 

 

 

 

 Le Saint Curé d'Ars

 

 

  

 

 

Des vitraux de différentes époques éclairent l'église de lumière colorée.

 

Détails facade avant

Détails facade avant

 

RUE DE  LA CHARITE

LE MUSEE DES TISSUS et ARTS DECORATIFS

Hotel de Villeroy (1730) accueille depuis 1946 le musée des tissus crée en 1859 par la chambre de Commerce et d'Industrie de la ville.Le Musée des Tissus retrace 2000 ans d'histoire occidentale et orientale du textile en présentant pièces de tissus, tapis, tapisseries et costumes. Ses collections et les expositions temporaires mettent à l’honneur le savoir-faire textile de la ville de Lyon.

 

 

 


Quant au Musée des Arts décoratifs contigu, il témoigne des décors intérieurs du XVIIIe s en présentant les tissus en situation et une importante collection d'objets, pièces d'ébénisterie et d'orfèvrerie, tapisseries et peintures.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Horaires
Ouvert tous les jours sauf lundi, jours fériés, dimanches de Pâques et de Pentecôte.
- Musée des Tissus : de 10h à 17h30.
- Musée des Arts décoratifs : de 10h à 12h et de 14h à 17h30.

 

PLACE VOLLON

Antoine Vollon est né en 1833 à Lyon, il est mort en 1900. Il a appris les beaux-arts et la gravure à Lyon puis a vécu à Paris et en Normandie, peignant des natures mortes et des paysages. La place Antoine Vollon, à Ainay, dans le second arrondissement, fait l'articulation entre la rue Vaubecour et la rue du Plat et celle entre la rue Sainte Hélène et la rue Bizolon. Les quatre rues se réunissent à la place. La rue Guynemer part en diagonale au sud ouest.

 

 

 

Une église Saint Michel a existé ici du 5e siècle, jusqu'au 17e siècle, cette église était un couvent dépendant de l'abbaye d'Ainay. Sa fondation était attribuée à Canetène, la mère du roi Burgonde Gondebaud. Sainte Clotilde aurait passé ses premières années à Ainay près de l’église.

 

 

 

Un couvent des frères missionnaires s'est installé en 1667.  La place a été ouverte en 1728 par la démolition du portail d’entrée à Ainay. En 1816, l'entrepôt des liquides était installé à l'angle de la rue Sainte Hélène. La place a été fouillée en 1829, on y a retrouvé des vestiges de l'église.

 

 

 

 

PLACE GAILLETON

Le maire le plus emblématique de cette période est le docteur Gailleton, nommé en 1881. Il entreprend d'améliorer l'hygiène publique, il crée de nombreuses écoles municipales, et est à l'origine des premières lignes de tramway. Il crée également la faculté de médecine et rénove certains quartiers comme les quartiers Grolée, Saint Paul et la Mulatière.

 

 

 

C'est à cette époque que Lyon récupère un de ses monuments emblématiques, la Fontaine Bartholdi, initialement prévue pour la Ville de Bordeaux et la place des Quinconces. En 1900, Gailleton est battu par le socialiste Victor Augagneur.

 

 

 

 

PLACE AMPERE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RUE FRANCOIS DAUPHIN

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RUE BOISSAC

 

 

 

 

 

 

 

RUE DES REMPARTS D'AINAY

 

 

 

 

 

 

 

 

RUE JARENTE

 

 

 

 

 

 

 

LES CORDELIERS

CHAMBRE DE COMMERCE

En 1853, le Prefet de Lyon, Jean Marius Vaïsse entreprend de réaménager le centre de Lyon, et décide de construire un palais de commerce, les travaux débutent en 1856 jusqu'en 1860, le batiment est alors inauguré par l'empereur et sa femme l'impératrice Eugénie.

 

 

 

Cet édifice abrite d'abord le Tribunal de commerce et le Conseil des prud'hommes de la ville. La Bourse est ouverte l'année suivante et en 1862, la Chambre de commerce s'installe à son tour, mais en 1870 la France est écrasée par la Prusse, et c'est la fin du second empire. Les lyonnais se révoltent et détruisent les symboles de l'empire.

Reflet de l'edifice sur la facade du nouveau Bazard

 

décor facade place de la Bourse

 

 

Horloge de la facade coté Cordeliers  

Le 24 juin 1894, le Président de la République Sadi Carnot est assassiné à côté du Palais de la Bourse. Tout au long du XXè siècle, le Conseil des Prud'hommes quitte le palais en 1927, Le Crédit Lyonnais en 1934, et plus récemment la Bourse de Lyon et le Tribunal de Commerce en 1995.En 1994 le monument est classé monument historique.

le Rhone

 

 

la Saone

 

 

Cette sculpture, au pied de l'entrée de la Chambre du Commerce et d'Industrie de Lyon, est une allégorie du Rhône et de la Saône.

 

 

 

Statues d'Edouard Aynard et Auguste Isaac

 

 

Edouard Aynard, né en 1837, est le président le plus célèbre de la Chambre de Commerce de Lyon, il a fait fortune dans le commerce de la soie et la banque, après avoir pris la direction de la banque familiale, il assure également les fonctions de Conseillé Municipal, Député du Rhône, Vice Président de l'Assemblée Nationale, membre de l'Académie des Beaux-Arts, il s'affirme comme un personnage incontrounable sur le plan économique, politique et même artistique. Il aura 12 enfants avec Rose de Mongolfier, il meurt brutalement en 1913 à la Chambre des Députés, alors qu'll monte à la tribune prononcer un discours, il a 76 ans.

Auguste Isaac, Né en 1859 à Calais,  arrive à Lyon  où son père, Louis Isaac, prend la direction de la maison de Lyon de l’entreprise de tulles et dentelles Dognin & Cie fondée en 1805 par Jean-Claude Dognin et auquel l'oncle de Louis, Augustin, est associé depuis 1891 puis devient dès 1869 salarié de Dognin & Cie, Par son mariage en 1873 avec la petite-fille de Jean-Claude Dognin avec qui il aura il a 11 enfants, il devient doublement héritier de l'entreprise. Il en devient dirigeant associé et gravit un à uns les échelons des instances économiques du département du Rhône. Il devient ministre du Commerce et de l’industrie (1920-1921), et meurt le 23 mars 1937 à Lyon, il a 78 ans.

 

 

 

Facade coté place de la Bourse

 

 

 

LA LEGENDE

Au début des années 1900, un juge du Tribunal de commerce, dénommé coqueluche, aurait ruiné un de ses concurrents Nicolas Ardouin qui avait fait fortune dans la soierie, ce malheureux se serait suicidé en se jetant par la fenêtre de son appartement de la Croix Rousse, laissant une femme et six enfants, mais chez les notables personne n'osera réagir à ce scandale. Le premier vendredi après son enterrement on entendit dans le grenier une véritable sarabande durant toute la nuit, de même le vendredi suivant, on racontait que le fantôme du fameux soyeux réclamait justice. Du coup, Coqueluche décida d'aller inspecter les soupentes du Palais. Le vendredi suivant, il monta fièrement les escaliers et disparu, le lendemain on le trouva pendu à une poutre avec un petit écriteau autour du cou : "L'argent a perdu Coqueluche"

 

 

 

Les trois portes d'entrée, place de la Bourse

 

Les deux  escaliers situé a gauche et à droite  à l'intérieur du Palais pour accéder aux étages.

 

 

  

 

Aujoud'hui il appartient toujours à la ville de Lyon, il est le siège de la chambre de Commerce et d'Industrie. Depuis 2005 le Palais se visite à l'occasion des journées du Patrimoine.

  

 

  

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

   

statues murales du couloir

 

 

PLACE DE LA BOURSE

 Un cabinet de notaire

 

 

 

 

 

 

 

 

PLACE DES JACOBINS

Elle doit son nom aux religieux Jacobins ou Frères prêcheurs de l'ordre de Saint Dominique qui ont occupé l'immeuble sur le côté sud de la place. Anciennement dénommée place de Notre Dame de Confort ou encore place de l'Impératrice, la Place des Jacobins tire son nom de l'ancien couvent des Jacobins. Avant l’érection de ce monument, trois fontaines avaient successivement été édifiées sur son emplacement. Louis DANTON tapissier lyonnais lègue le 21 novembre 1843 sa fortune à la ville de Lyon en précisant : « Je lègue mon patrimoine pour être employé aux travaux d’intérêt public, ayant demeuré longtemps place de la Préfecture devenue des Jacobins. J’ai remarqué qu’il manquait à cette place une fontaine monumentale. Mon désir serait que le premier emploi que je ferais de ce que je laisse serve à l’édification de cette fontaine »

 

 

 

Il y eut tout d’abord une pompe à balancier, que les gens du quartier agitaient à tour de bras pour avoir l’eau nécessaire à leurs besoins. Les grincements de cette pompe portèrent si bien sur les nefs d’un nommé DANTON, tranquille habitant du voisinage, qu’il légua à la ville une somme importante pour édifier à la place, une fontaine monumentale permettant de s’approvisionner à toute heures d’eau jaillissante.

 

 

 

Les conditions de réalisation de la fontaine prirent un certain temps. Au moment du leg la pompe à balancier est située place de la Préfecture, celle-ci sera déplacée sur la rive gauche à son emplacement actuel. La place prendra le nom de Place des Jacobins. La construction de la Préfecture durera de 1883 à 1890Œuvre de l’architecte Gasperd André 1840-1896. Sculpteur concepteur M. Lienard. Cette fontaine s’inspire du tombeau romain de l’antique Glanum au sud de St Rémi de Provence Vaucluse.

 

 

 

Elle se compose de deux bassins superposés. Dans les quatre arcades des statues d’artistes lyonnais personnifiant les arts de la  ville de Lyon : Philibert Delorme ou de l’Orme architecte 1518-1577. Contemporain de François 1er et Henri II il dirige des chantiers importants. Il est l’auteur d’une charpente de toiture qui porte son nom.

  

 

 

 

  

 

D’un assemblage de bois qui préfigure le « lamellé-collé ». Gérard Audran graveur 1640-1703. Colbert le fixa à Paris et utilisa ses talents. Guillaume Coustou sculpteur 1670-1740, on lui doit les chevaux de Marly dont des copies sont placées à l’entrée des Champs Elysées. Hippolyte Flandrin 1807-1864 Elève de Ingres exécute les peintures murales des églises de St germain des Près et St Vincent de Paul. Cette fontaine a été achevée en 1886.

 

Hippolyte Flandrin (1807-1864)

peintre

 

     

de gauche à droite

Gérard Audran (1640-1703) graveur

 Philibert Delorme (1518-1577) architecte

 

 

Guillaume Coustou (1670-1740)

sculpteur

 

L'EGLISE ST NIZIER

L'église est  située dans la Presqu'ile, rue de Brest, entre la place des terreaux et celle des Jacobins. Le site est chargé d'histoire religieuse et se rattache à la mémoire des 48 premiers martyrs de Lyon et des Gaules, suppliciés en 177, parmi lesquels se trouvaient saint Pothin et sainte Blandine. D'après des témoins contemporains, leurs corps furent brûlés et jetés dans le Rhône. Saint Grégoire de Tours (538-594) rapporte que, plus tard (probablement au début du Vème siècle où commence le culte des martyrs), comme des chrétiens se désolaient de ne pas avoir leurs reliques, ceux-ci leur apparurent et leurs cadavres avaient été brûlés. Ayant prélevé ces restes en guise de reliques, on édifia une basilique d'une taille admirable et on les plaça sous l'autel.

 

 

Porte de saint Nizier

 

 

 

Entrée de l'église

 

L'édification de cette basilique est attribuée par la tradition ecclésiastique lyonnaise à saint Eucher qui devint évêque au milieu du Vème siècle. Le nouveau sanctuaire a été construit sur l'emplacement d'un monument romain, dont on aperçoit encore les colonnes devant la façade sur le plan du XVIeme siècle : peut-être un temple d'Atis lié au culte Cybèle dont les fidèles auraient joué un rôle dans la persécution antichrétienne de 177. La basilique a été d'abord consacrée aux Saints-Apôtres, Pierre et Paul. Au IXème siècle, chaque 2 juin (pour la solennité de saint Pothin et de ses compagnons martyrs, appelée fête des merveilles), une procession en barques sur la Saône, commencée à l'Ile Barbe, s'achevait par une messe dans la basilique des Saints-Apôtres, ou étaient vénérées les reliques des martyrs. Dans cette basilique, entourée dès le Veme siècle par un habitat urbain, les évêques de Lyon, se sont fait enterrer au long du VIeme siècle : un inventaire du XIIIeme siècle a conservé le texte de leurs épitaphes.

 

 

 


Le corps de saint Nizier, enterré en 573, a donné lieu tout de suite à de nombreux miracles et très vite un culte de ce saint évêque de Lyon c'est développé au point que l'église finit par prendre son nom. Touchés pas ses grâces, certains chrétiens se consacrent à cette époque dans le célibat et la pauvreté volontaire, à la prière de l'office divin jour et nuit. Cette sorte de confrérie basilicale, qui a pu comporter un monastère, comme à saint-Just de Lyon, est placée sous l'autorité de l'abbé de Saint Nizier dont le plus connu est saint Austrégisile (ou saint Outrille) qui, après une vingtaine d'année, devint évêque de Bourges.

 

Porche de saint-Nizier - Clef Dieu le Père

 

Coupole du portail

 

Coupole de Jean Vallet


Dans la première moitié de VIIIeme siècle saint Nizier, comme les autres églises lyonnaises est ravagée par des incursions de Sarassins remontant la vallée du Rhône puis par les brutales reconquêtes de Charles Martel. Au début du IXeme siècle elle est reconstruite par l'évêque carolingien, Leidrade qui installe un chapître de chanoine. Il semble qu'au XIIeme siècle elle était devenue une paroisse urbaine à laquelle appartenait le marchand Pierre Valdo qui se convertit à une vie de pauvreté évangélique radicale.

 

 

 

 

 

 

 

L'archevêque Louis de Villars entreprend la construction de l'église actuelle, avec l'aide des bourgeois. Il fonde en 1306 un chapître collégial, c'est à dire un collège de chanoines destiné à tenir l'église et à y assurer l'office divin. Ce monument de style gothique flamboyant annonce déjà par endroit la Renaissance. La construction s'est opérée par étapes, du choeur à la façade, à partir du XIVeme siècle et jusqu'au XVIeme siècle pour l'ensemble de la nef centrale, des nefs latérales et de leurs voûtements, ainsi que des chapelles latérales. Le clocher Nord avec sa flèche de briques roses est élevé au milieu du XVeme siècle. Ce n'est qu'à la fin du XVIeme siècle que l'architecte Benoit achève la façade par la construction du pignon gothique au-dessus du portail central et du clocher Sud en 1856.

 

La tour sud

 

Détail de la tour sud

 

La tour Nord


Malgré les sérieuses déprédations causées par les bandes huguenots du Baron des Adrets en 1562 et par la Révolution à la fin du XVIIIeme siècle, l'église Saint Nizier possède encore quelques éléments de mobilier intéressant. Il faut d'abord signaler, sur un mur de la crypte, un fragment de l'épitaphe de saint Sacerdos, évêque de Lyon (549-552), enterré dans cette église comme Saint Nizier et d'autres évêques du VIeme siècle, dont les tombes furent violées à l'époque de la Réforme, toujours dans la crypte on peut admirer une première statue de Notre-Dame de Grâce du XVIeme siècle.

 

 

 

Sainte Anne, la mère de Marie

Saint Joachim , le père de Marie

 

 

 

La crypte a été restaurée et agrandie en 1883. Des mosaïques, dessinées par Gaspard Poncet et exécutées par le mosaïste Mora, représentent dans l'abside la Mère de Dieu entourée de saint Jean l'Evangéliste et de saint Pothin, sur les murs de la nef les quarante huit martyrs de Lyon.

 

Vierge à l'enfant

 

Sculptures

 

Sculptures

 

Dans le transept sud de l'église, la Confrérie de Notre-Dame de Grâce, qui existait depuis 1562, a fait placer en 1771 dans le cadre d'un rétable du XVIIIeme une très belle statue de la Vierge sculptée par Antoine de Coysevox (1640-1720). Dans le transept nord, un rétable du XIXeme contient une statue de saint Pothin, premier évêque de Lyon, présentant à la vénération des fidèles une image de la Vierge Marie; cette statue a été sculptée par Chinard (1756-1813).

 

Gargouille

 

Sculptures

 

Cloches de saint Nizier

 

Collégiale et paroisse du XIVeme siècle à la Révolution, Saint Nizier fut ensuite, pendant quelques années, la cathédrale du clergé assermenté; elle fut rendue au culte catholique en 1802. Au cours du XIXeme siècle, tout le mobilier intérieur a été refait ; l'autel, les stalles, la chaire, des vitraux, les orgues, le mobilier des chapelles latérales. La paroisse a témoigné de la vitalité du catholicisme lyonnais en accueillant de grandes figures spirituelles de l'époque : la bienheureuse Claudine Thévenet, fondatrice de la Congrégation de Jésus et de Marie, la vénérable Pauline-Marie Jaricot, fondatrice de la Propagation de la Foi (enterrée à côté de l'autel de Notre-Dame de Grâce devant lequel elle s'est vouée à Dieu), Frédéric Ozanam, fondateur de la Conférence Saint-Vincent de Paul, le Père Querbes, fondateur des Clercs de Saint Viateur, le Père Coindre, fondateur des Frères du Sacré Coeur...

 

Gargouille

 

Gargouille

 

Gargouille

 

Depuis 1973 ont commencé d'importants travaux de restauration. La totalité de l'édifice doit être restaurée sous la direction des Monuments Historiques avec un financement partagé à parts égales entre la ville de Lyon, propriétaire de l'édifice et l'Etat. Progressivement l'éclairage et la remise en état du mobilier s'effectue de manière à créer une harmonie entre l'architecture et les éléments de mobiliers nécessaires au culte liturgique. En 1996, l'Archevêque de Lyon confie l'animation de la paroisse Saint Nizier à la communauté de l'Emmanuel. (cf:visitelyon.fr)

 

 

 

Gargouille

 

Vierge à l'enfant

 

 

 

Statue de saint Nizier

 

Sainte Anne

 

Vierge à l'enfant

 

 

 

 

 

 

 

Horloge de l'église

 

 

 

 

Fontaine Jean-Marie Leclair (1697-1764) compositeur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De Coysevox

 

Notre Dame des graces

 

1697

 

 

Le saint curé d'Ars

 

 

Vitrail "le tournoi philosophique de Ste Catherine"

Rosace du transept, coté nord

 

  

Vitrail de la nativité

Vitrail de la sainte famille

 

 

Vitrail sainte Elisabeth de Hongrie

Vitrail sainte Elisabeth de Hongrie

 

Le Christ au désert servi par les anges

 

Le Christ au désert servi par les anges

 

Vitrail de la vie de st Francois de Sales

 

 

 

Vitrail Saint Louis de Gonzague

la nativité

 

Les confréres de la Trinité secourent les malheureux

 

Rosace sud

 

Détail de la Rosace sud

 

  

 

 

 

Horloge intérieure et clés de voute

 

 

 

 

 

 

Statue en pierre de St Joseph

 

Statue en pierre de St Joseph

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chaire en bois

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Autel

 

 

 

 

 

 

 

Benitier

 

 

 

 

 

 

Remerciements à Céline Chaux (CHU de Lyon) pour son autorisation et M. Bollin pour sa collaboration.

HÔPITAL DE L'HOTEL DIEU

Au voisinage de l'an mil, une congrégation laïque se créa pour faciliter les pélerinages et les échanges : ce fut la Confrérie des frères pontifes. Les hôpitaux du Moyen Âge étant de petite capacité d'accueil, les échevins de Lyon (dont Gadagne) décidèrent de construire un grand hôpital, sur les lieux de l'actuelle chapelle. C'est l'Hopital de Notre-Dame de la Pitié du Pont-du-Rhône ou Grand Hotel Dieu. En 1622, les locaux devenus exigus sont détruits et remplacés par un ensemble de constructions en forme de croix, groupées autour d'un dôme central : les salles des Quatre-Rangs.

 

 

 

 

 

 

En 1532, Francois Rabelais est nommé médecin de l'Hôpital, il avait à sa disposition une vingtaine de religieuses. Rabelais a quitté subitement son poste en 1535, probablement à cause de l'affaire des Placards. Louis XIV autorise trois  loteries successives afin de rassembler les subsides nécessaires à la prise en charge des soldats des armées d'Italie et de Catalogne. Il accorde également de nouveaux privilèges à l'Hôtel-Dieu.

 

 

 

Le batiment actuel, qui étale sa facade le long du Rhône sur près de 400 mètres, fût construit au XVIIème siècle dans le style néo-classique par le célèbre architecte Jacques-Germain Soufflot qui en établit les plans. De  1741 à 1761 est construit sur les courtines du Rhône le « temple magnifique », véritable monument élevé à la fièvre. La façade en pierre de taille blanche est véritablement opulente avec une riche décoration extérieure. Le grand dôme est construit à partir de 1755 afin de permettre le renouvellement de l'air dans les immenses salles communes.

 

 

 

 

 

 

DETRUIT EN 1944

Au moment de la Libération de Lyon, des hommes armés se trouvaient dans le clocher de l'Hôtel Dieu. Il semble qu'il existe deux versions différentes de cet événement :
1- Des miliciens auraient ouvert le feu sur les véhicules des libérateurs et auraient attiré une riposte mettant le feu au clocher.
2- Des maquisards étaient dans le clocher et un véhicule allemand sur les quais.

 

 

 

 

 

 

Dans un article paru en juin 1945 dans Lyon medical, Martin Basse donne plus d’informations sur les circonstances de l’incendie,

« Le lundi 4 septembre 1944, sur le pont Wilson en partie détruit par les Allemands en retraite, et seul utilisable des ponts lyonnais sur le Rhône, une foule se pressait, défilant par quart d'heure alternés. Alors que le sens de traversée allait de la rive gauche à la rive droite, quelques suspects conduits à la Part-Dieu ou à Montluc, les mains assemblées derrière la nuque, tentèrent de passer en sens inverse. Sur le pont, de petites camionnettes américaines étaient garées le long du parapet sud, dans la partie ouest.
A ce moment, assure-t-on, des partisans, embusqués dans la partie supérieure du Dôme de l’Hôtel-Dieu, ouvrirent le feu sur l'escorte des suspects ; celle-ci riposta à coups de mitraillettes. Les soldats qui accompagnaient le convoi tirèrent également à coups de fusils-mitrailleurs. Parmi les projectiles se trouvaient sans doute des balles traçantes. La fusillade dura quelques minutes. La foule des passants n'eut d'autres ressources que de se précipiter à terre pour éviter les projectiles et s’abriter derrière le parapet, les voitures, les réverbères, de progresser à quatre pattes pour gagner le débouché du pont et une zone moins dangereuse. On releva des blessés.
Mais bientôt, du fait de la fusillade, un incendie se déclara parmi les vieilles charpentes du Dôme. Les pompiers ne purent être alertés et d'ailleurs leurs pompes n'eussent pu traverser les ponts démolis : quelques instants après, un haut panache de flammes et de fumée s'élevait au-dessus du Dôme. L’œuvre audacieuse, qui avait fait pendant près de trois siècles l’orgueil des Lyonnais, n'était plus qu'un souvenir enseveli parmi les poutres calcinées et l'amas des cendres.
»

cf : le guide du savoir

 

 

 

Ce dôme qui était en fait à l'origine une chapelle fût reconstruit d'après les plans originaux. Il est remarquable tant par ses proportions que par son style. A noter l'ouverture dans le dôme qui "permettait " aux miasmes de s'échapper.

 

 

 

L'Hôtel Dieu est actuellement un centre hospitalo-universitaire dépendant des Hospices civils de Lyon. Il renferme également le Musée des Hospices Civils de Lyon, témoin de son riche passé. Sa désaffectation est prévue, il semble que les bâtiments historiques puissent être convertis en grand musée médical et anatomique. Aucune décision officielle n'a été encore rendue.

 

 

 

Les statues du roi Childebert 1er et de la reine Ultrogothe, fondateurs du tout premier hôpital en 549 ornent l'entrée principale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

Cinquante mille baptêmes ont été célébrés ces trente dernières années dans la chapelle de l’Hôtel-Dieu, vénérable institution hospitalière qui étire ses augustes façades le long du Rhône.

 

 

A.Bonnet

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Francois Rabelais

Médecin de 1532 à 1535

 

Antoine Charial

Administrateur 1925- 1965

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Entrée du musée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

   

 

 

 

LA CHAPELLE

La chapelle de l’Hôtel-Dieu fut bâtie de 1637 à 1655, grâce à la générosité des Lyonnais. Sa façade est de style Louis XIII, intermédiaire entre le maniérisme de Fontainebleau et le baroque. Elle est due à l’architecte sculpteur lyonnais Jacques Mimerel, auteur aussi de la très belle Vierge en marbre blanc qui décore l’autel.

 

 

Des sculptures de J.H. Fabisch ornent les autels des chapelles latérales. On peut noter une pietà d’excellente facture. Parmi les tableaux, la Vierge de Pitié de Thomas Blanchet (1614-1689) œuvre maîtresse de ce peintre, est attestée dans la chapelle bien avant la Révolution. Des œuvres variées méritent aussi l’attention, telles que les portes du tabernacle, exécutées sans doute par les ateliers d’orfèvre Armand-Caillat, ou le chemin de croix, l’orgue, le groupe du baptême du Christ qui évoquent le style de J.M. Bonassieux.La chapelle de l’Hôtel-Dieu est un trésor de notre patrimoine. Encore ouverte au culte, elle a besoin d’une restauration et de votre attention.

 

 

 

 

 

La chaire à prêcher

 

Cette chaire provient de l'ancien couvent des Carmes Déchaussés de Lyon, aujourd'hui detruite. Elle est typiquement baroque. L'abat-voix irradie la lumière par un soleil d'or. Il est surmonté d'une couronne et d'un ange musicien désignant les Cieux de la main droite. La chaire a longtemps été attribuée au sculpteur Marc Chabry II, actif à Lyon entre 1731 et 1761.Toutefois l'inventaire révolutionnaire de 1791 mentionne : "chair du prédicateur fait par le sculpteur Guillot." Cet artiste n' a jamais été identifié.

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jésus chez Marthe et Marie

J.H Fabisch 1812-1886

  

Le curé d'Ars

 

La résurrection de Lazare

J.H Fabisch 1812-1886

 

La mort de Joseph

Charles Dufraisne

 

 

 

 

 

  

Test de restauration

 

 

L'intégralité du bâtiment et du mobilier est classée Monument Historique depuis 1941. Cependant, aucune autre restauration n'a été entreprise depuis 150 ans. Ces trésors sont donc actuellement cachés sous une épaisse couche de poussière parfois incrustée dans les ouvrages. Un projet de restauration a donc vu le jour pour redonner à la chapelle sa magnificence.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vierge de pitié

 Thomat Blanchet 1614-1689

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

L'ABBAYE ST MARTIN D'AINAY

Un prieuré bénédictin est fondé sur la presqu'île lyonnaise en 859. Élevé au rang d'abbaye, des grands travaux débutent : Construite à la fin du  XIe siècle suivant la volonté du père abbé Gaucerand, l'église abbatiale est dédicacée le 29 janvier 1107, et sous le vocable de saint Martin par le pape Pascal II (1099-1118). Cette église est l'une des rares églises romanes conservées à Lyon.

 

 

 

Au XIIe siècle, sous le règne de St Louis, lors du Ier concile de Lyon, réunit par le pape Innocent IV pour excommunier l’empereur Frédéric II, il reconnaît à  l’abbaye la prééminence sur 71 églises, abbayes et prieurés de la Bourgogne à la Provence. L'abbaye d'Ainay est alors l'une des plus puissantes du royaume de France.

 

 

 

A la Renaissance, le monastère possède un port, son abbé habite un palais et les moines disposent d’importants bâtiments, cloîtres, d’un jardin et d’une vigne. La vie monastique disparait peu à peu : en effet, l'abbé est désormais nommé par le roi, selon le régime de la commende: sa puissance temporelle ne diminue pas mais la vie spirituelle s'en ressent. En 1562, pendant les guerres de religion, les troupes du baron des Adrets détruisent une partie des bâtiments : le cloître est rasé, l'église dévastée. En 1600, Henri IV séjourne à l'abbaye à l’occasion de son mariage avec Marie de Médicis qui se tient en la cathédrale de Lyon.

 

 

 

A la fin du  XVIIe siècle le monastère a disparu : l'église et les bâtiments restants ont été confiés à un chapitre séculier en 1685. L'église devient une paroisse et, le 27 janvier 1780, perd le titre d'abbaye. Louis XIII y séjournera avec son ministre Richelieu, puis Louis XIV y logera quatre fois. À la Révolution  le monastère est confisqué, le palais des abbés est rasé. L'église devient un grenier à blé, ce qui évite sa destruction.

 

 

 

Ses deux clochers sont caractéristiques de l'art Roman. Le plus haut, au dessus de la façade, contient les cloches. L'autre est un clocher lanterne qui éclaire la croisée du transept.

 

 

   

 

L'église est rouverte aux fidèles en 1802. Classée monument historique en 1844, elle est restaurée au cours du XIX siècle selon un style néo-roman. Les architectes Pollet et Benoôt la restaurent dans un esprit « pur roman », détruisant les dernières traces du cloître, et l'agrandissant par l'adjonction de chapelles collatérales. Elle est élevée au rang de basilique par le pape saint Pie X le 13 juin 1905.

 

 

 

Tous les styles architecturaux se retrouvent dans la basilique d'Ainay : pré-roman dans la chapelle Sainte-Blandine, roman pour toute sa structure principale, la chapelle Saint-Michel est gothique, l'ensemble a été restauré et agrandie au XIXe siècle par des adjonctions néo-romanes. La basilique garde, malgré son histoire mouvementée, une réelle unité de style.

 

Porte construite par Pollet

 

Porte construite par Pollet

 

 

 

 

Tympan sculpté par Fabisch

 

Tympan d'Ainay

 

 

 

Porte Chapelle Saint-Joseph

 

 

 

 

 

 

 

Nef et collatéraux

 

 

 

4 travées limités par des colonnes monolithes

Le volume intérieur est vaste (34m de long sur 17 de large). Remanié de nombreuse fois au cours des siècles, la charpente primitive de la nef a été remplacée au XIXe siècle par une voute. A cette même époque, les murs latéraux ont été percés d'arcs ouvrant sur des chapelles. La décoration des voutes a été refaite en 1997.

 

 

 

 

 

Le saint curé d'Ars

 

 

 

 

Saint Antoine

 

 

 

Le carré de la croisée du transept porte 20 petites colonnes, dont 16, accolées deux par deux, soutiennant 8 arcades de même taille dessinant l’octogone qui supporte la coupole.

 

 

 

Quatre placées sur le sommet des arcs, c’est à dire dans les axes de la nef et du transept, contiennent les fenêtres, les quatre autres, aux angles, de petites voûtes « en cul de four ». Les fresques des plafonds sont du XIXe siècle. 

 

Détail de la mosaïque du sol de l'abbaye

 

  

 

 

 

Abside et décoration encadrant l'autel du XIXe siècle.

 

 

Plafond

 

Plafond

 

LA CHAPELLE SAINTE BLANDINE

 

 

 

 

 

 

Au Sud-Est de la basilique, des passages ouverts au XIXe siècle donnent accès à la Chapelle St Blandine qui date du XIe siècle. Un petit chœur domine une nef dont la voûte en berceau plein-cintre repose sur de solides piliers adossés aux murs latéraux.

 

 

Chapelle St Blandine XIe siècle,crypte Ve siècle.

Le chœur, surélevé au-dessus d’une crypte de quelques mètres carrés, est couvert d’une demi-coupole pourvue de deux trompes et décorée de colonnettes et de chapiteaux à entrelacs.

 

Entrée du cachot de Ste Blandine

 

 

Chapelle St Blandine XIe siècle

 

Cachot de Ste Blandine mosaïque du sol

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Choeur

 

 

 

 

 

  

Reste de l'égise St Pierre XIIe siècle.

 

 

 

 

 

Chemin de croix

 

Plafond

  

 

 

Plafond

 

 

 

 

 

Vierge Marie

 

 

Sol de l' Abbaye

Détail des piliers

 

 

 

 

 

Détail de l'autel

 

Prie-Dieu

Choeur et Abside, sont les parties les plus remarquables de la basilique. Un berceau plein-cintre couvre l’espace central alors que des voûtes d’arêtes sont utilisées pour les espaces latéraux.

 

Confessionnal en bois

 

  

                              La vierge à l'enfant

A l’Est, de part et d’autre du chœur des dosserets supportent des bas-reliefs historiés.L’abside semi-circulaire est pourvue d’un riche décor d’arcatures et de pilastres. Trois ouvertures cantonnées de colonnettes de marbre éclairent l’abside alors que deux arcs aveugles occupent l’extrémité de l’hémicycle.

 

 

  

 

Les colonnades de la nef rappellent les églises du  IVe siècle.  Lyon avait été une capitale antique dont les ruines étaient loin d’avoir disparues. Pour construire une nef, il était tout simple de réutiliser les colonnes romaines qu’on avait sous la main.

 

 

 

 

  

 

  

        Plafond                  Porte d'accès au                                       clocher

 

Vue du balcon

Vue du balcon

Même s’il fallait, en raison de leur relative faiblesse, se contenter d’une charpente, plus légère qu’une voûte. C’est ce qui explique l’originalité de cette église, certainement  unique en France.

 

   

 

 

St Elisée

 

St Ezechiel

 

St Daniel

 

Detail des colones

 

St Jeremie

 

PERRACHE

Remerciements à  Sylviane Valéro (responsable du centre d'échange Lyon Perrache-Grand Lyon) pour son aimable autorisation.

Dès le début du XVIIIe siècle, il devient évident que les remparts ne peuvent plus contenir les 120 000 habitants de la cité. L'architecte Guillaume-Marie Delorme imagine alors une extension de la ville vers le sud, idée reprise quelques décennies plus tard par son confrère Michel-Antoine Perrache. Le projet présenté en 1769 par l'architecte Perrache est audacieux. Afin de déplacer le confluent Rhône-Saône plus au sud, les remparts sont détruits, et la superficie de la presqu'île existante est doublée grâce à un pont-digue qui la raccorde à quelques îles proches, notamment l'île Moniat. Un chantier gigantesque qui débute en 1772 avec le détournement du lit du Rhône, et qui dure près de sept décennies, ralenti par maints rebondissements, ruines, épidémies, désaccords et troubles politiques. En 1840, le quartier Perrache est né, pour accueillir les activités industrielles de la cité et les services municipaux comme la gare Perrache (1857), le Port Rambaud pour le stockage et le transit de marchandises ou encore, beaucoup plus tard, le marché de gros en 1961.

 

Vue d'ensemble des deux halles depuis l'est.

 

Vue d'ensemble des deux halles depuis l'est.

La gare de Lyon-Perrache est située au confluent de la presqu'île de Lyon, dans le quartier de Perrache. La réunion de différents moyens de transports que sont le train, le métro, le tramway et les autobus, et sa position géographique stratégique dans la ville de Lyon à la jonction des autoroutes A6 et A7, en font l'un des principaux centres d'échanges ou pôle d'echanges de l'agglomération lyonnaise et de la région Rhône-Alpes. La gare ferroviaire de Perrache fut construite à partir de 1855 par l'architecte François-Alexis Cendrier pour le compte de la P.L.M. et fut inaugurée après dix-huit mois de travaux le 2 juin 1857.

 

 

 

Dans les années 1970, un centre d'échange est construit au nord de la gare selon les plans de l'architecte moderniste René Gagès, afin d'accueillir les véhicules des voyageurs, de nombreuses lignes de bus, et le terminus de la ligne A du métro dont la station est inaugurée le 2 mai 1978. En 2001, la gare de Perrache reçoit le terminus des deux lignes de tramway T1 et T2 nouvellement construites, contribuant ainsi à l'aspect incontournable de cet ensemble composite d'architectures anciennes et récentes pour toute personne souhaitant se déplacer dans l'agglomération. En 2005, la ligne T1 a été prolongée pour desservir le sud de la  presqu'île.

 

 

 

La construction du centre d'échanges dans les année 1970 a confirmé la vocation de Perrache à devenir un centre névralgique des transports en commun Lyonnais. La ligne A du métro, qui y trouve son terminus, offre une desserte de la presqu'île lyonnaise, du Nord-Est de la commune, et de la ville de Villeurbanne. Les lignes de tramways T1 et T2, inaugurées en 2001 au départ de Perrache, offrent une liaison rapide au centre économique et politique de la Part-Dieu, et aux campus universitaires. L'une des particularités de Perrache est que la station de tramway et le terminus du métro A sont attenants. Par ailleurs, Perrache est une gare routière de première importance, où s'arrêtent de nombreuses lignes de bus des TCL, de lignes départementales d'autocars, de lignes privées et de lignes internationales.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La gare ferroviaire de Perrache se double d'une gare routière et d'un échangeur routier. L'échangeur sera ce batiment imposant et gris sous lequel on passe avant d'entrer dans le tunnel sous Fourvière. "Blockhaus", "Verrue", "Mur de la honte", les petits mots ne manqueront pas de souligner l'attachement des Lyonnais pour cet échec urbanistique que Michel Noir qualifia de "connerie du siècle". Une bonne idée néanmoins, peut être inspirée de Hundertwasser, la gare routière de Perrache dispose d'un jardin sur son toit. L'artiste autrichien souhaitait rendre les toits à la végétation. La vue sur Lyon et sur ses embouteillages y est assez surprenante.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

i

 

 

 

 

 

 

 

Le bâtiment-voyageurs : l'horloge.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PLACE  CARNOT

La place Carnot a été dédiée à Lazare Carnot par son petit-fils Sadi Carnot, poignardé par un anarchiste italien Caserio, le 24 juin 1894, alors qu'il venait à Lyon pour inaugurer la statue de la République. Pendant le Premier empire, la place était dénommée place des Victoires.

 

 

 

Elle prit ensuite le nom de place Louis XVI sous Charles X, puis celui de Louis XVIII (1821-1848), puis de la Liberté (1848), de la République (1848-1849), de Napoléon (1849-1871) et Perrache (1871-1889). Le nom de place Carnot lui a officiellement été attribué par la délibération du conseil municipal du 18 février 1889.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ARCHIVES MUNICIPALES

Remerciements a Hervé Laronde chargé de communication aux archives municipales.

http://www.archives-lyon.fr/archives

Les archives  ont été créées dans chaque département en vertu de la loi du 26 octobre 1796. Elles étaient destinées à conserver les archives de l’Ancien Régime (y compris celles des évêchés, abbayes disparus) ainsi que les archives des nouvelles institutions. La loi du 28 pluviose an VIII prévoit que le préfet soit chargé de la surveillance des archives. Il semble que ces derniers s’en soient assez peu préoccupés alors. La loi du 10 mai 1838 fait de la conservation des archives une dépense obligatoire pour les départements.

 

 

 

Elle est complétée par plusieurs circulaires et « instruction » du ministère de l'intérieur établissant notamment un cadre de classement uniforme. Dans les mêmes temps, des archivistes départementaux, issus notamment de l’écoles des chartes et du Comité des travaux et scientifiques, avec les titres d’« archiviste du Rhône, et de l’Oise ».Cette situation favorise le classement et le tri des archives, ainsi que l’élaboration et l’impression d’instrument de recherches. Plusieurs archives départementales ont subi des destructions, parfois très importantes, durant la première et la seconde guerre mondiale.

 

 

 

Après la libération, les archives départementales connaissent une période plus faste, avec une augmentation de leur personnel. C’est souvent l’occasion de construire de nouveaux bâtiments d’archives. Les lois de décentralisation de 1983 confient aux département la gestion des archives départementales, officiellement appelées « services départementaux d’archives ». L’État continue toutefois de jouer un rôle dans les archives départementales par le contrôle scientifique et technique, exercé par le directeur du service.

 

 

 

Les archives départementales sont principalement un service du département, placé sous l’autorité du président du conseil générale et, subsidiairement, un service déconcentré de l'état placé sous l’autorité du préfet et du ministre de la culture. Les archives départementales exercent en effet des missions dévolues à  l’État. Afin de pouvoir exercer ces fonctions régaliennes, les directeurs d'archives départementales sont toujours des conservateurs ou conservateurs généraux du patrimoine de la fonction publique de l'état, mis à disposition des conseils généraux. Certains postes de conservateurs au sein des archives départementales sont des postes d'État mis à disposition, d'autres dépendent de la fonction publique térritoriale. Tous les postes autres que ceux de conservateurs sont de statut territorial.

 

 

 

La numérisation des fonds d'archives publiques est le projet consistant à transférer sur un support numérique les archives gérées par les services qui en assurent la conservation comme en France les Archives nationnales, Départementales et Communales. La numérisation facilite l'accès au contenu et permet de préserver les documents qui n'ont plus besoin d'être manipulés.

 

 

 

En France la numérisation ne concerne les volumes significatifs que depuis le début des années 2000. La masse de document à numériser est énorme aussi la numérisation concerne en priorité les documents anciens et fréquemment consultés. En 2008 la numérisation dans les archives departementales concerne principalement les actes de l'état civile (naissance, mariage, décès) : les archives concernées sont, avant 1789, les registres paroissiaux tenus par le desservant de la paroisse, puis, après cette date, l'état civil tenu en mairie accompagné des tables décennales.

 

 

 

Environ la moitié des services d'archives départementaux ont un projet en cours ou achevé, le cadastre napoléonien, les recensements des XIXe et XXe siècles, les registres matricules. Certains services d'archives ont commencé à mettre en ligne d'autres types de documents, parfois un ensemble de documents portant sur un thème. Les archives communales des communes les plus importantes ont également amorcé la numérisation de leurs archives en donnant généralement la priorité à l'État civil et en incluant parfois les délibérations du conseil municipal.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

HAUT DE PAGE