|
cliquez sur les photos pour les agrandir |
|
|
|
|
A partir de 1700, le couvent connaît
des difficultés financières. Les jeunes filles de bonne famille continuent
pourtant d’affluer et devant le manque de place, la mère supérieure, Soeur
Sépharique d’Honoraty, décide de faire construire un couvent plus important.
|
|
|
|
La légende veut qu'avant le début du chantier, elle ait déclaré ceci : “pour rédimer nos dépenses, nous nous passerons d'architecte. Je ferai les plans moi-même, et que le Bon Dieu nous patafiole si nous n'y arrivons point !". Ce nouveau bâtiment s'écroule rapidement puis est reconstruit à grands frais. Au final, un quart du projet est réalisé, lorsque le couvent est déclaré propriété nationale en 1789. En 1791, les nonnes, chassées par la Révolution et l’arrivée de la guillotine à Lyon, quittent définitivement le site. |
|
|
|
En 1807, l’armée investit les lieux. Le site est alors
utilisé comme lieu de stockage et de campement pour les militaires des nombreux
forts environnants. De 1840 à 1991, on y fabriquera surtout de la farine et du
pain, mais on y conditionnera aussi du café, du tabac et du vin. En 1840,
l’armée construit le grand carré que l’on appellera la Manutention Ste-Marie des
Chaînes. |
|
|
|
A partir de 1870, les 1300 m2 de la
cour centrale sont protégés par une verrière métallique inspirée par l’École
Eiffel. Un premier moulin à blé est construit en 1853 sur le lieu de l’actuelle
chaufferie. Un deuxième moulin est bâti en 1870 (actuel bâtiment administratif)
puis enfin un dernier en 1890 (derrière l’accueil). Une boulangerie contenant
six grands fours à charbon est construite dans l’une des ailes de la
Manutention, complétant ainsi la chaîne de production. Le site assure alors une
fabrication de pain et le conditionnement de rations alimentaires de façon quasi
industrielle. Ces denrées alimenteront les bastions environnants en temps de
paix et les fronts pendant les grandes guerres. |
|
|
|
C’est en 1941 que le site est rebaptisé “Subsistances militaires”. L’armée occupe les lieux jusqu’en 1991. L’Etat donne les bâtiments à la Ville de Lyon en 1995. |
|
|
|
Les subsistances, poles artistique: Un pôle de résidence et de production artistique aux arts vivants (danse,théatre,cirque). Un outil souple qui s'adapte à l'échelle des artistes, et à leurs temps de travail... |
|
|
|
Janvier 2001 : inauguration du site rénové par l’architecte Denis Eyraud. Septembre 2005 : 2ème tranche de rénovation sous l’impulsion de Gérard Collomb. Mars 2007 implantation de l’École nationale des beaux-arts de Lyon au sein du carré de la Manutention (la Verrière). |